Quand et comment faire une visite du logement ?

Publié le mercredi 4 février 2026

Votre commune a été alertée via (Ouvre une nouvelle fenêtre) Signal Logement sur la situation de Mme M et ses deux enfants. Ils vivent dans un logement aux murs humides et infestés de moisissures. Des éléments de plafond dans une des chambres menacent de s’effondrer.

Lorsqu’un signalement de logement dégradé vous parvient, vous vous posez les questions suivantes : faut-il organiser une visite ? Est-ce à la mairie de le faire? Qui peut visiter le logement? Ai-je le droit?

En tant qu’élu local, vous disposez de responsabilités mais aussi d’un cadre à respecter. Cet article vous guide pas à pas pour comprendre pourquoi la visite est souvent indispensable, comment bien la préparer et comment l’outil OILHI peut vous accompagner à chaque étape.

Pourquoi organiser une visite après un signalement ?

Une visite de logement permet de :

À SAVOIR - Toute personne informée d’une situation d’habitat indigne a le devoir d’agir.

L’information sur la situation de Mme M. et sa famille manque peut-être de précisions ? Elle est peut-être plus dangereuse ou étendue que ce qui a été dit ? Ou peut-être moins ?

A vous de vérifier par une visite du logement.

Oilhi Ouvre une nouvelle fenêtre

🎯 Vos 3 réflexes :

  1. Ouvrir un dossier, même si vous doutez;
  2. Organiser une visite et/ou transmettre à l’autorité compétente;
  3. Documenter vos démarches (OILHI peut vous y aider)

🔎 Mieux vaut un signalement vérifié qu’un risque ignoré.

Qui peut faire la visite, avec quels outils ?

La visite peut être effectuée :

📸 Il est recommandé de ne pas se rendre seul sur place. Préférez une visite à deux, avec un appareil photo, un plan du logement si disponible, et une grille d’observation pour noter les éléments relevés.

À noter, Oilhi vous fournit une grille complète et détaillée qui vous explique ce qu’il faut vérifier. Pas besoin d’être un expert en bâtiment pour la réaliser.

Comment se déroule une visite efficace ?

Voici les grandes étapes à suivre pour mener une visite utile, respectueuse du droit et structurante pour la suite.

1. Préparer la visite

ℹ️ Si Mme M (ou le propriétaire dans le cas d’un logement inoccupé) refuse l’accès, vous devrez passer par un juge pour obtenir le droit de visiter le logement.

2. Sur place : observez, questionnez, documentez

Complétez une grille de visite avec les constats effectués.

Comment OILHI vous aide à organiser et formaliser la visite

OILHI, l’outil numérique développé par l’État pour les collectivités, vous accompagne à chaque étape de la visite :

- Génération d’une grille de repérage ;

- Aide à la qualification des situations observées ;

- Intégration directe des éléments de visite dans le dossier numérique ;

- Rédaction facilitée des courriers ou arrêtés.

Commencer Ouvre une nouvelle fenêtre

Cette visite ne remplace pas une expertise technique, mais elle permet de déterminer dans un premier temps si une procédure administrative doit être engagée. Un expert en bâtiment n’est donc pas indispensable à cette étape.

Le signalement peut venir d’un particulier, d’un service public, des pompiers, de vos partenaires habituels ou via la plateforme Signal Logement.

Votre première obligation : évaluer la situation. Cela passe souvent par une visite des lieux, qui doit être rapide (et réalisée au maximum dans un délai de 3 mois).

Vous devrez ensuite :

Dans la situation de la famille M, la visite conclut à un danger manifeste pour la santé et la sécurité des occupants.

La commune doit rédiger et notifier au propriétaire un arrêté de mise en sécurité en urgence. L’arrêté impose au propriétaire de réaliser les travaux dans un délai court. En parallèle, Mme M. et ses enfants sont accompagnés vers un logement temporaire, souvent financé grâce au Fonds d’aide au relogement d’urgence (FARU).

✅ Résultat : Le logement est sécurisé, les occupants protégés, et la responsabilité du maire pleinement couverte.

Écrit par :

Marie-Laurence Leterme

Responsable de l'unité ELIOTS – DDTM du Pas-de-Calais